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RD Congo : 24 morts depuis l’annonce du résultat de l’élection présidentielle 22 décembre, 2011

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Les forces de sécurité lancent des attaques et détiennent des manifestants ainsi que d’autres habitants locaux
DÉCEMBRE 21, 2011
  • RD Congo : 24 morts depuis l’annonce du résultat de l’élection présidentielle 2011_DRC_FabienMutomb
    Un soldat de l’armée congolaise donne un coup de pied à Fabien Mutomb, vice-président provincial de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), lors d’une intervention brutale de l’armée et de la police visant à disperser une manifestation pacifique à Lubumbashi, le 14 décembre 2011.
    © 2011 Getty Images
(Kinshasa, le 22 décembre 2011) – Les forces de sécurité congolaises ont tué au moins 24 personnes et placé en détention arbitraire des dizaines d’autres depuis le 9 décembre 2011, date à laquelle le président Joseph Kabila a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle controversée, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Le gouvernement doit mettre un terme immédiat aux attaques et aux arrestations arbitraires lancées par les forces de sécurité contre les partisans de l’opposition et la population locale dans un effort apparent pour empêcher toute protestation contre les résultats controversés des élections, a rapporté Human Rights Watch.

Human Rights Watch a constaté que parmi les personnes tuées se trouvaient des militants et des partisans, ainsi que des personnes interpelées dans la rue, ou même dans leurs maisons. Human Rights Watch a été informé de dizaines d’autres attaques et meurtres commis par les forces de sécurité. L’organisation a lancé des recherches pour confirmer ces derniers faits et poursuit ses enquêtes.

« Depuis que Joseph Kabila a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle, les forces de sécurité ont tiré sur des petites foules, apparemment pour empêcher la tenue de manifestations contre le résultat de l’élection », a déclaré Anneke Van Woudenberg, chercheuse senior sur l’Afrique à Human Rights Watch. « Ces manœuvres sanglantes contribuent à fragiliser le processus électoral et donnent l’impression que le gouvernement ne reculera devant rien pour rester au pouvoir. »

Joseph Kabila, le président sortant, a été investi à Kinshasa, capitale de la RD Congo, le 20 décembre suite à une élection qui a été fortement critiquée par les observateurs nationaux et internationaux des élections comme manquant de crédibilité et de transparence. Le 16 décembre, la Cour Suprême nommée par Joseph Kabila a rejeté la demande de l’opposition qui souhaitait l’annulation du vote pour cause d’allégations de fraude.

Les incidents liés à des exactions commises après les élections par les forces de sécurité ont été documentés par sept membres de Human Rights Watch dans le cadre d’une collaboration avec 17 activistes des droits humains congolais répartis dans tout le pays après avoir reçu une formation d’observateurs pour les élections. Human Rights Watch a interrogé 86 témoins, dont des victimes et des membres de leurs familles, et a en outre rassemblé des informations provenant d’autres sources.

Human Rights Watch a recueilli de nombreux témoignages au sujet d’incidents au cours lesquels des membres de la Garde Républicaine attachés à la sécurité présidentielle, la police et d’autres forces de sécurité ont tiré sur des groupes de personnes dans la rue qui avaient peut-être manifesté contre le résultat des élections, se préparaient à manifester, ou étaient de simples passants. Au cours d’autres incidents, des personnes soupçonnées d’être des partisans de l’opposition ont été prises pour cibles et tuées.

Au moins 24 personnes ont été tuées par les forces de sécurité entre le 9 et le 14 décembre, dont 20 à Kinshasa, 2 dans le Nord-Kivu et 2 dans la province du Kasaï Occidental. Human Rights Watch a aussi documenté un incident au cours duquel un groupe de jeunes à Kinshasa a jeté des pierres sur un prêtre qui a par la suite succombé à ses blessures.

Il semblerait que la police et d’autres forces de sécurité masquent l’étendue des meurtres en enlevant rapidement les corps, a déclaré Human Rights Watch. Plusieurs sources ont informé Human Rights Watch que le gouvernement avait donné pour instruction aux hôpitaux et aux morgues de ne pas fournir d’informations concernant le nombre de morts, ni de détails sur les individus blessés par balles aux membres de leurs familles, aux groupes de défense des droits humains ou au personnel des Nations Unies, entre autres. Certaines familles ont retrouvé les corps de leurs êtres chers dans des morgues situées loin de Kinshasa, ce qui indiquerait que des corps sont transportés jusque dans des zones excentrées.

Human Rights Watch a établi que les forces de sécurité ont aussi bloqué par la force des tentatives lancées par des groupes d’opposition afin d’organiser des manifestations pacifiques contre les irrégularités liées aux élections et arrêté un certain nombre d’organisateurs sous des accusations fallacieuses de menace à la sécurité de l’État. La Garde Républicaine, qui n’est pas autorisée à arrêter des civils, a appréhendé des partisans de l’opposition et les a placés dans des lieux de détention illégaux dans le Camp Tshatshi, base de la Garde à Kinshasa, et au Palais de Marbre, un des palais présidentiels. Certains détenus ont souffert de mauvais traitements.

« Le fait que les forces de sécurité aient ouvert le feu sans aucun état d’âme sur des manifestants pacifiques et des passants illustre de façon brutale jusqu’où le gouvernement est capable d’aller pour réduire au silence les voix dissidentes », a expliqué Anneke Van Woudenberg. « Les Nations Unies et les partenaires internationaux de la RD Congo devraient exiger de toute urgence que le gouvernement reprenne le contrôle de ses forces de sécurité. »

La Garde Républicaine est constituée d’environ 12 000 soldats dont la principale tâche est d’assurer la sécurité du président. Au regard de la loi congolaise, la Garde Républicaine n’a pas le pouvoir d’arrêter ni de détenir des civils, ni d’assurer la sécurité lors des élections. Les forces de police de la RD Congo sont responsables de la sécurité et du maintien de l’ordre public durant les élections. Le chef de la police nationale, le Général Charles Bisengimana, peut demander l’assistance de l’armée congolaise régulière si ses propres forces ne sont plus capables d’assurer le maintien de l’ordre public, mais pas celle de la Garde Républicaine.

Le Général Bisengimana a affirmé à Human Rights Watch qu’il n’avait pas demandé de l’aide à l’armée pour maintenir l’ordre public dans Kinshasa, et qu’il ne prévoyait pas la nécessité de le faire dans un futur proche. Il n’a pas été en mesure d’expliquer à Human Rights Watch pourquoi des soldats de la Garde Républicaine se trouvaient déployés sur une telle étendue dans tout Kinshasa, y compris dans des lieux où il n’y avait aucun bâtiment présidentiel à garder. Il a ajouté que la Garde Républicaine ne dépendait pas de son autorité ni de son contrôle.

« La Garde Républicaine n’est pas autorisée à arrêter des civils congolais et à les maintenir dans des lieux de détention illégaux », a conclu Anneke Van Woudenberg. « Le gouvernement devrait ordonner la libération immédiate des toutes les personnes détenues, et entreprendre une enquête impartiale afin d’établir les responsabilités en ce qui concerne ces arrestations illégales et les mauvais traitements infligés aux détenus. »

Meurtres à Kinshasa
C’est à Kinshasa que les attaques à motivation politique menées par les forces de sécurité suite à l’élection ont été les plus sévères, là où le candidat leader de l’opposition, Etienne Tshisekedi, du Parti de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), a réalisé de très bons scores aux scrutins.

Les forces de sécurité congolaises, dont la Garde Républicaine et la police, ont été déployées en grand nombre dans toute la ville en prévision de l’annonce des résultats provisionnels des élections le 9 décembre par la commission électorale indépendante, la CENI. Des témoins ont rapporté à Human Rights Watch que ce jour-là et les suivants, les forces en question ont tiré au hasard sur des petites foules de gens qui s’étaient rassemblés et sur d’autres qui avaient tenté de quitter leurs maisons. Les soldats ont aussi ouvert le feu sur des individus soupçonnés de pillage. Au cours de certains incidents, les forces de sécurité ont spécifiquement visé et tué des personnes soupçonnées d’être des partisans de l’opposition. Les attaques ont eu lieu dans les communes de Ngaliema, Ngiri Ngiri, Kinsenso, Selembao, Lemba, Kalamu, Limete et Kimbanseke dans Kinshasa, tuant au moins 20 personnes, dont 4 jeunes garçons, 5 femmes et 11 hommes, et en blessant de nombreuses autres.

Peu de temps après l’annonce des résultats de l’élection, le 9 décembre, une foule de personnes s’est rassemblée dans les rues pour manifester dans le quartier de Barré, dans la commune de Ngaliema. Aux environs de 17 heures, la police est arrivée et a tiré dans la foule pour disperser les manifestants. Tandis que les gens s’éparpillaient, certains se sont réfugiés à l’extérieur de la maison de Fany Nsimba, une femme de 21 ans. Lorsque Fany Nsimba et sa nièce de 8 ans sont sorties pour voir ce qui se passait, elles se sont toutes les deux trouvées sous le feu de la police. Fany Nsimba est morte quelques minutes plus tard. Sa nièce est toujours hospitalisée et récupère d’une blessure par balle au niveau du torse.

Dans la commune de Kimbanseke, le matin du 10 décembre, des jeunes ont érigé des barricades sur l’une des avenues principales suite à l’annonce de la victoire de Joseph Kabila aux élections. Lorsque les policiers sont arrivés pour ôter les barrages, certains manifestants leur ont jeté des pierres. La police a répondu par des tirs de gaz lacrymogène et de balles réelles sur les manifestants et d’autres passants. Un garçon de 15 ans qui était sorti de chez lui pour aller chercher son téléphone portable, en train de se recharger, et qui, selon certains témoins, avait une pierre à la main, a été tué par balle. Un conducteur de bus de 30 ans a aussi été tué par ces tirs.

Indignés par la réponse disproportionnée de la police, un groupe de jeunes est entré par effraction dans un poste de police local et y a mis le feu, dérobant des armes et des meubles. Dans l’après-midi, la police a continué à tirer à balles réelles sur les manifestants à Kimbanseke, étendant même leurs tirs jusque dans les petites rues qui partaient de l’avenue où les barrages avaient été érigés. La mère d’une famille de sept enfants, âgée de 45 ans, a été tuée par une balle perdue alors qu’elle passait la tête à sa porte pour vérifier qu’aucun de ses enfants ne se trouvait dehors.

Au cours des jours qui ont suivi, la police a pris comme prétexte le cambriolage du poste de police pour effectuer des rafles nocturnes dans le quartier, allant de porte en porte et arrêtant des jeunes au hasard, tout en volant des téléphones et de l’argent lors des fouilles pour retrouver les armes volées.

Dans la commune de Bandalungwa, le 9 décembre en fin d’après-midi, la police a ouvert le feu sur une foule de gens rassemblés sur l’avenue Kimbondo pour manifester contre la victoire de Joseph Kabila. Au moins deux personnes ont été touchées par des tirs de balles. Le lendemain matin, un garçon de 13 ans, Bijou Luvuwala, qui se tenait devant sa maison dans le quartier de Kimbangu, dans la commune de Kalamu, a été tué par un tir de policiers qui passaient devant chez lui en voiture.

Le même jour, sur l’avenue Pinzi, dans la commune de Bandalungwa, un garçon de 14 ans est sorti de sa maison au moment où un camion militaire passait devant. Un témoin qui se tenait un peu plus bas sur la route a rapporté à Human Rights Watch qu’il avait vu les forces de sécurité dans le camion tirer et blesser le garçon.

À plusieurs occasions, des forces de sécurité de l’État ont tiré ou procédé à des arrestations arbitraires sur des personnes qui se trouvaient par hasard devant le siège de l’UDPS ou devant la résidence toute proche d’Etienne Tshisekedi dans la commune de Limete, à Kinshasa.

Le 10 décembre, la police est passée en roulant devant le siège de l’UDPS à Kinshasa et a tiré sur une foule de personnes qui se tenaient devant. Un homme de 23 ans a rapporté à Human Rights Watch qu’il avait reçu un tir dans la jambe, mais qu’avec d’autres blessés ils avaient trop peur d’aller à l’hôpital, où ils risqueraient d’être poursuivis par les autorités qui recherchent des partisans de l’UDPS.

Arrestations arbitraires à Kinshasa
Les forces de sécurité, tout particulièrement les soldats de la Garde Républicaine et la police, ont aussi procédé à des arrestations arbitraires et à des rafles maison par maison dans les communes de Ngaliema, Lingwala, Kintambo, Limete, Kimbanseke, Selembao et Kalamu à Kinshasa. Au cours des attaques, ils ont souvent pillé les logements et accusé leurs victimes d’être contre Joseph Kabila.

Les soldats de la Garde Républicaine ont emmené les personnes arrêtées au Camp Tshatshi, la base militaire de la Garde Républicaine, et au Palais de Marbre, l’une des résidences présidentielles officielles à Kinshasa surveillées par la Garde Républicaine. Aucun de ces endroits ne correspond à un lieu de détention officiel. Au moins 30 personnes ont été détenues là-bas depuis le 9 décembre, selon Human Rights Watch qui a interrogé les personnes qui ont été relâchées ainsi que d’autres témoins.

Un partisan d’Etienne Tshisekedi, qui habite dans la commune de Ngaliema à Kinshasa, a raconté à Human Rights Watch qu’aux environs de 17 heures, le 9 décembre, après l’annonce des résultats provisoires des élections, des soldats de la Garde Républicaine avaient effectué une rafle dans sa maison. Les soldats l’ont battu, ainsi que son fils de 19 ans, et ont crié à sa famille : « Cette fois-ci, on va vous piétiner comme les tomates ! » Ils sont ensuite partis avec son fils, qui a été emmené au Camp Tshatshi.

Des anciens détenus du Camp Tshatshi interrogés par Human Rights Watch ont expliqué que de nombreux prisonniers ont été déshabillés, aspergés d’eau froide puis battus à plusieurs reprises par des soldats de la Garde Républicaine, notamment au moyen de battes en bois recouvertes de clous. Ils ont dit que les soldats les accusaient d’être contre Joseph Kabila.

Un ancien détenu a raconté que les soldats leur ont crié : « Vous les Kasaïens [faisant référence aux habitants de la région de Kasaï, d’où est originaire Etienne Tshisekedi], vous allez voir. Vous voulez faire partir Kabila facilement, mais lui, il est venu au pouvoir avec le sang. On va vous éliminer tous. »

Un témoin a rapporté que trois détenus au Camp Tshatshi ont été exécutés la nuit du 9 décembre. Le témoin a expliqué que les trois hommes n’avaient pas de papiers d’identité et ont été accusés d’être des rebelles par les soldats de la Garde Républicaine. Il a ajouté que les victimes ont été attachées à un arbre et qu’on leur a tiré dans le dos à bout portant l’une après l’autre.

Au Palais de Marbre, un certain nombre de détenus ont été emprisonnés et battus près de la piscine. Un détenu interrogé par Human Rights Watch après qu’il s’est échappé, a décrit comment il avait été arrêté chez lui en pleine nuit à la suite de la publication des résultats des élections le 9 décembre et emmené au palais. Il a raconté qu’il avait été jeté dans la piscine, toujours menotté, et qu’on l’avait forcé à rester dans l’eau sale pendant plusieurs heures pendant que les soldats de la Garde Républicaine buvaient de l’alcool et urinaient sur lui. Il a ajouté que les soldats lui lançaient des railleries et lui disaient qu’il allait bientôt être exécuté parce qu’il avait fait campagne pour Etienne Tshisekedi.

Les soldats de la Garde Républicaine ont arrêté un autre homme alors qu’il était assis devant son petit magasin dans la commune de Ngaliema le matin du 10 décembre. Il a plus tard raconté à Human Rights Watch que les soldats l’ont attrapé, l’ont emmené dans leur camion au Palais de Marbre et lui ont dit qu’ils allaient retrouver la trace de tous les jeunes responsables des soulèvements de la veille. Il a été sévèrement battu tandis qu’il était en détention et finalement libéré le 12 décembre, après que sa famille ait versé un pot-de-vin aux gardes.

La police a aussi arrêté et gardé en détention des dizaines de personnes, les accusant d’être responsables de désordre public, vol, incendie volontaire et incitation à la désobéissance civile. Nombre d’entre elles sont toujours détenues arbitrairement sans chef d’accusation en violation du droit congolais et international.

Tôt le matin du 8 décembre, deux hommes âgés ont été arrêtés au cours de rafles par les forces de sécurité à leurs domiciles dans le quartier de Mbamu, dans la commune de Limete à Kinshasa. Les forces de sécurité les ont emmenés au centre de détention militaire du Camp Kokolo, où ils sont encore détenus à ce jour. Leurs familles ont expliqué que ceux qui gardaient les détenus leur avaient dit que les hommes étaient prisonniers parce qu’ils étaient des responsables du parti UDPS. Les familles ont indiqué qu’un des hommes était membre du parti politique PALU, qui fait partie de l’alliance présidentielle de Joseph Kabila, et que l’autre était un musicien qui ne porte aucun intérêt à la politique.

Violences commises par l’opposition
Le parti de l’UDPS affiche une longue tradition d’opposition pacifique, bien que certains partisans de l’UDPS, ainsi que d’autres personnes, aient été impliquées dans des actes sporadiques de trouble de l’ordre public et de violence suite à l’annonce des résultats des élections, lors desquels ils ont par exemple brûlé des pneus, lancé des pierres sur les policiers, attaqué des postes de police, pillé des magasins et érigé des barricades. Plusieurs officiers de police ont été blessés.

Le 9 décembre, un groupe de personnes soupçonnées de soutenir l’opposition a attaqué une église kimbanguiste dans la commune de Selembao à Kinshasa. Un pasteur de cette église, Mbunga Tusevo, a été passé à tabac et est décédé le lendemain. En RD Congo, l’Église Kimbanguiste est perçue comme ayant soutenu Joseph Kabila au cours de l’élection présidentielle. L’une des principales églises kimbanguistes de la commune de Kasavubu a été utilisée comme lieu de détention pour les personnes arrêtées le 9 décembre avant qu’elles ne soient transférées au Camp Kokolo ou au Camp Tshatshi.

Actes de répression contre l’opposition ailleurs en RD Congo
Le gouvernement a également commis des exactions à l’encontre des partisans de l’opposition et des tentatives d’étouffement des manifestations dans d’autres endroits de la RD Congo. La nuit du 9 décembre, dans le village de Bunyangula près de Kiwanja, dans la province du Nord-Kivu, des soldats de l’armée congolaise ont tiré sur Willy Wabo et l’ont tué dans sa maison. Willy Wabo était un activiste de la société civile membre du parti du leader de l’opposition Vital Kamerhe, l’Union pour la Nation Congolaise (UNC). Un témoin a expliqué que l’un des attaquants a appelé Willy Wabo par son nom depuis l’extérieur puis a tiré sur lui à au moins deux reprises à travers une fenêtre alors qu’il tentait d’appeler un ami à la hâte. Le témoin a indiqué que les soldats ont crié que d’autres membres et candidats de l’UNC seraient pourchassés de la même manière.

Dans la semaine qui a précédé sa mort, Willy Wabo avait dénoncé des irrégularités dans les élections sur les stations de radio locales, en mentionnant de façon spécifique les efforts des soldats armés pour bloquer l’accès d’un bureau de vote à des électeurs à Katwiguru et la présence de soldats dans un autre bureau de vote à Kiwanja. Human Rights Watch a découvert qu’ailleurs dans le Nord-Kivu, des soldats en uniforme et en civil avaient cherché à intimider des électeurs pour les pousser à voter pour Joseph Kabila.

Dans la ville de Goma, dans le Nord-Kivu, des autorités locales ont fait usage de la force pour mettre fin à une tentative des leaders des partis de l’opposition, l’UDPS et l’UNC, d’organisation d’une manifestation le 13 décembre afin de protester contre la réélection de Joseph Kabila et les fraudes électorales supposées. La police a utilisé des gaz lacrymogènes et des coups pour disperser un petit groupe de manifestants pacifiques qui s’étaient rassemblés au rond-point de Signers aux environs de 10 heures. Un manifestant de 28 ans, Patient Chibike Birindwa, a été agressé par la police et s’est effondré ; il est décédé le lendemain, le 14 décembre. Des témoins ont raconté à Human Rights Watch que Birindwa leur avait affirmé avoir été maintenu au sol de force par la police au cours de la manifestation et frappé à plusieurs reprises au niveau de la poitrine, du ventre et du dos. Plus tard dans la journée, il s’est plaint auprès d’amis des blessures à sa poitrine. Des représentants du gouvernement ont prétendu au cours d’entretiens avec la presse que Patient Chibike Birindwa était décédé d’une crise cardiaque, sans aucune relation avec les blessures qu’il aurait pu avoir reçues lors de la manifestation. Un autre manifestant a également été blessé.

Au cours de la même manifestation, la police a arrêté cinq des membres de l’UDPS et de l’UNC qui l’avaient organisée, même si ceux-ci avaient donné un préavis de manifestation comme le requiert la loi congolaise. Au cours d’une déclaration la veille de la manifestation, le maire de Goma, Jean Maliaseme Busanya, a refusé aux organisateurs le droit de manifester, en invoquant le fait que quiconque souhaitait contester les résultats de l’élection présidentielle devait communiquer ses doléances à la Cour Suprême dans les 48 heures qui suivaient la publication des résultats électoraux. Les cinq organisateurs arrêtés ont été accusés d’avoir fait peser une menace sur la sécurité de l’État et d’avoir publié des informations visant à fragiliser l’ordre public. Dans sa déclaration, le maire a effectivement confondu les modalités pour pouvoir mener une action légale contre les résultats de vote, lesquelles sont limitées dans le temps, avec la liberté d’expression, laquelle n’est pas soumise à ce genre de limite.

La police et les soldats ont également étouffé des manifestations à Bukavu et Lubumbashi. À Bukavu, le matin du 13 décembre, la police a dispersé des manifestants appartenant à l’opposition en les frappant avec des matraques et ont arrêté Eustache Nsimba, un avocat qui avait tenté de convaincre la police de ne pas mettre fin à la manifestation. Il a plus tard été libéré. Une manifestation visant à protester contre l’investiture de Joseph Kabila le 20 décembre a aussi été étouffée.

Le 14 décembre, à Lubumbashi, des soldats armés de fusils d’assaut militaires et de lance-roquettes (RGP) ont empêché par la force un groupe d’une trentaine de membres et partisans de l’UDPS de manifester. Les soldats ont entouré les manifestants et les ont menacés avec leurs armes ; ils ont aussi battu et roué de coups de pied l’un des organisateurs, Fabien Mutomb, ainsi que d’autres personnes.

La police et d’autres forces de sécurité ont aussi déployé leurs effectifs en grand nombre pour patrouiller dans les rues de Mbuji-Mayi, Mwene-Ditu, Kananga et Tshikapa, dans les provinces du Kasaï Oriental et du Kasaï Occidental, villes qui ont toutes voté majoritairement en faveur d’Étienne Tshisekedi.

La ville de Mbuji-Mayi est soumise à un couvre-feu depuis le 2 décembre. Les habitants et les activistes  de la société civile interrogés par Human Rights Watch ont déclaré que le couvre-feu masquait en réalité de nombreux incidents au cours desquels les forces de sécurité avait fait usage de techniques d’intimidation, d’arrestations arbitraires et de pillage. Des dizaines de civils, dont un bon nombre de partisans de l’UDPS, ont été maintenus en détention du 9 au 12 décembre. Certains ont plus tard été accusés d’avoir lancé une rébellion, insulté les autorités de l’État et détruit des biens. Certains détenus ont affirmé avoir été maltraités. À une occasion, un officier de police a lancé un réservoir de gaz lacrymogène dans un espace clos près du quartier général de la police dans lequel près de 40 personnes étaient détenues.

Au moins deux hommes ont été tués par les forces de sécurité à Kananga, dans la province du Kasaï Oriental, les 9 et 11 décembre. L’une des victimes a été tuée par balle au cours d’une manifestation.

RDC:Amnesty dénonce une « vague d’arrestations politiques » 21 décembre, 2011

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RDC:Amnesty dénonce une
© afp

Amnesty International a dénoncé mercredi des « arrestations politiques » postélectorales en République démocratique du Congo (RDC) et demande aux autorités une enquête « impartiale » sur les violations présumées des droits humains imputées aux forces de sécurité.

Joseph Kabila
Joseph Kabila © afp
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« Les forces de sécurité (…) doivent mettre fin à une vague d’arrestations politiques, et en particulier aux arrestations arbitraires et illégales menées à la suite de l’élection présidentielle aux résultats contestés », indique Amnesty International dans un communiqué.
 
L’ONG britannique évoque des « dizaines d’arrestations » concernant « des civils, des journalistes, des avocats et des responsables de l’opposition politique, mais aussi des agents des forces de sécurité » originaires des « fiefs de l’opposition ».
 
Le Bureau conjoint de l’ONU aux droits de l’Homme (BCNUDH) à Kinshasa, s’est aussi dit « préoccupé par le nombre d’arrestations arbitraires (…), ainsi que par les allégations de mauvais traitements dans différents lieux de détention », dans un communiqué.
 
Le président Joseph Kabila, déclaré réélu avec 48,95% des suffrages, malgré de multiples irrégularités dénoncées lors du scrutin, a été investi mardi pour un nouveau quinquennat.
 
Classé deuxième (32,33%), le principal opposant Etienne Tshisekedi a rejeté les résultats, s’est autoproclamé « président élu », et veut prêter serment vendredi dans un stade de Kinshasa.
 
« Les forces de sécurité congolaises semblent profiter du climat de tension et d’incertitude (…) pour mener cette série d’arrestations politiques (…) qui menacent d’étouffer la liberté d’expression et de réunion », déclare Paule Rigaud, directrice adjointe Afrique d’Amnesty, citée dans le communiqué.
 
L’ONG appelle à la libération des personnes arrêtées ou qu’elles soient « rapidement inculpées d’une infraction reconnue par la loi ».
Elle demande aussi aux autorités congolaises « une enquête minutieuse, indépendante et impartiale (…) sur les violations présumées des droits humains, en particulier les homicides illégaux de manifestants, perpétrées par les forces de sécurité de RDC et d’autres acteurs ».
 
Des violences en fin de campagne et pendant le scrutin ont fait au moins 18 morts civils, principalement à Kinshasa, selon l’ONG Human Rights Watch ‘HRW) qui a accusé principalement la Garde républicaine (GR). (belga)

Présidentielle en RDC : autopsie d’un fiasco

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21/12/2011 à 14h:15 Par Christophe Boisbouvier
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Un partisan d'Étienne Tshisekedi face aux forces de l'ordre le 26 novembre à Kinshasa. Un partisan d’Étienne Tshisekedi face aux forces de l’ordre le 26 novembre à Kinshasa. © Gwenn Dubourthoumieu/AFP

Même si elles ne remettent pas forcément en question l’ordre d’arrivée des candidats, les irrégularités constatées lors de la présidentielle du 28 novembre en RDC sont telles qu’elles décrédibilisent l’ensemble du processus électoral. Et affectent la légitimité du vainqueur proclamé et investi président mardi 20 décembre : Joseph Kabila.

«Oui, 1 375 000 voix ont été perdues, c’est vrai, mais comme Joseph Kabila devance Étienne Tshisekedi de plus de 3 millions de voix, cela ne change pas le résultat », explique le plus naturellement du monde Daniel Ngoy Mulunda, le président de la Commission électorale nationale indépendante, la Ceni. En RDC, c’est comme ça. Tout le monde sait que les chiffres ne sont pas fiables. La Ceni elle-même le reconnaît. Mais, « en gros », Joseph Kabila a gagné. Ici, on compte les voix « au doigt mouillé ». C’est l’exception congolaise.

C’est au Katanga et dans le Bandundu que les résultats mis en ligne par la Ceni depuis le 9 décembre sont les plus incroyables. Au Katanga, le taux de participation atteint 69,6 %, soit 11 points de plus que la moyenne nationale, et Kabila écrase Tshisekedi : 89,9 % contre 7 %. « Pas crédible, affirme un observateur international. Tshisekedi ne peut pas plafonner à 221 000 voix dans une région où les Kasaïens [les gens de la même région que le vieil opposant, NDLR] en âge de voter représentent au moins 800 000 voix. » Dans certaines circonscriptions du Katanga, la fraude est grossière, et il suffit d’aller sur le site de la Ceni pour s’en rendre compte. Dans le territoire de Malemba-Nkulu (268 121 votants), le taux de participation est de 99,46 % – il n’y a donc aucun malade, aucune femme en couches –, et le candidat Kabila obtient… 100 % des voix. Pas 99,9 %, non. 100 % ! Les dix autres candidats ne recueillent aucune voix.

Des manifestants affrontent la police congolaise au lendemain de la réélection de Joseph Kabila.

(Des manifestants affrontent la police congolaise au lendemain de la réélection de Joseph Kabila)

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Dans le Bandundu, Kabila est aussi très loin devant Tshisekedi : 73,4 % contre 19,5 %. Or, au second tour de la présidentielle de 2006, le même Kabila n’avait obtenu que 39,4 % des voix [face à Bemba]. « À l’époque, se rappelle un fin connaisseur du Congo, le Palu [Parti lumumbiste] de Gizenga était fort dans cette province et avait appelé à voter Kabila. Aujourd’hui, le Palu est divisé et affaibli par la gestion du Premier ministre Muzito. Je me demande bien par quel miracle Kabila a réussi à doubler son score. »

Introuvables

En revanche, au Kasaï, la région d’origine de Tshisekedi, le taux de participation est inférieur à la moyenne nationale de 58,8 % : 50,6 % au Kasaï-Occidental et 54,1 % au Kasaï-Oriental. Comme dit le Centre Carter, l’ONG américaine spécialisée dans l’observation électorale, « au Kasaï-Oriental, Tshisekedi obtient plus de 90 % des voix dans neuf centres locaux de compilation des résultats (CLCR), mais le taux de participation est nettement en dessous de la moyenne nationale ». Et à Mbuji-Mayi, le chef-lieu du Kasaï-Oriental, les procès-verbaux de 122 bureaux de vote (16 % des bureaux) sont introuvables. Pas de chance… À Kinshasa, autre fief de l’opposition, ce sont carrément près de 2 000 bureaux de vote dont les PV ont été perdus – ce qui représente 350 000 voix. « En brousse, on peut comprendre, dit notre observateur, mais dans la capitale… »

Comment s’explique le faible taux de participation dans les fiefs de Tshisekedi ? « Par les actes de violence », dit le président de la Ceni. « Au Kasaï, on attaque les bureaux de vote, les électeurs fuient, ils ne vont pas voter, et on dit que c’est la faute de la Ceni », s’offusque Daniel Ngoy Mulunda. Il est vrai que, dans certaines localités, les partisans de Tshisekedi ont menacé les agents de la Ceni et tenté eux aussi de bourrer les urnes. Et le taux de participation très élevé sur les terres de Kabila ? « C’est parce que les partisans du chef de l’État se sont organisés ». Et Ngoy Mulunda de conclure, d’un ton définitif : « La déclaration du Centre Carter se base sur une observation faite dans un nombre limité de CLCR, 25 sur 169. Elle est nulle et sans effet. » Rideau.

Selon les résultats provisoires de la Ceni, sur le plan national, Kabila a obtenu 48,9 % des voix, et Tshisekedi 32,3 %. Les irrégularités multiples de ce scrutin peuvent-elles avoir modifié l’ordre d’arrivée des candidats ? C’est bien sûr la question clé. Le Centre Carter : « Nos constatations ne signifient pas que l’ordre final des candidats soit nécessairement différent de celui annoncé par la Ceni. » La mission des observateurs de l’Union européenne (UE) : « Cette question n’entre pas dans le cadre de notre mandat. » Bref, chez les observateurs internationaux, on ne prend pas trop de risques. Mais on invite le lecteur à regarder de plus près le communiqué de l’UE et à en tirer lui-même ses conclusions.

Main lourde

Que dit ce rapport ? L’élection présidentielle n’a été transparente à aucun stade du processus de dépouillement. D’abord – et peut-être surtout – au niveau des quelque 63 000 bureaux de vote. La Ceni a bien publié sur CD les résultats bureau par bureau. Mais pas le scan des 63 000 procès-verbaux établis et affichés le soir du 28 novembre. Non. En réalité, elle a publié la saisie informatisée de ces PV. Or cette saisie n’a pas été faite sur place. Elle a été réalisée quelques jours plus tard au sein des 169 centres de compilation – les fameux CLCR –, et « parfois sans témoins », précise la mission de l’UE. Et les observateurs européens d’enfoncer le clou : « Plusieurs résultats de bureaux de vote rendus publics le soir du dépouillement et observés par nos équipes sur le terrain, notamment à Lubumbashi, ne correspondent pas à ceux publiés par la Ceni. » On comprend mieux comment le candidat Kabila a pu obtenir 100 % des voix dans le territoire de Malemba-Nkulu. Certains opérateurs de saisie ont eu la main lourde…

Au niveau de ces 169 centres de compilation, justement, beaucoup d’opérations se sont faites à huis clos. Au Katanga, au Sud-Kivu, en Province-Orientale et à Kinshasa, les observateurs européens et les témoins des candidats ont été empêchés d’assister à l’ensemble des travaux de compilation. À Lubumbashi et Kinshasa, des observateurs du Centre Carter ont surpris des chefs de CLCR en train d’expliquer à leurs équipes qu’il ne fallait leur donner aucune information.

Plus édifiant encore, à Lubumbashi (Katanga), Goma (Nord-Kivu), Kisangani (Province-Orientale), Mbandaka (Équateur), Mbanza-Ngungu (Bas-Congo) et Kinshasa, le bureau national de la Ceni a demandé aux chefs de centres de compilation de ne pas afficher immédiatement les résultats de leurs travaux, comme le prévoit pourtant la loi électorale. La Ceni a exigé que ces résultats compilés soient d’abord envoyés à son siège de Kinshasa pour « un contrôle de cohérence ». Bref, les multiples entraves à la transparence ne sont pas venues seulement de petits chefs locaux…

Preuve que les ordres venaient d’en haut : les témoins congolais et les observateurs internationaux n’ont pas eu accès au saint des saints, le Centre national de traitement (CNT), installé dans l’immeuble de la Ceni, boulevard du 30-Juin, à Kinshasa. C’est là que les résultats compilés des 169 CLCR ont été reçus et vérifiés. Aucune personne extérieure à la Ceni n’a pu entrer dans cette chambre forte. Conclusion des observateurs de l’UE : « L’absence de témoins et d’observateurs lors de cette phase essentielle de consolidation et de vérification ne peut qu’affecter la confiance dans les résultats annoncés et leur crédibilité. » Comme le dit en off un diplomate occidental à Kinshasa, « il y avait une volonté très claire d’écarter tout regard extérieur ».

Doublons

Alors, qui aurait gagné s’il n’y avait pas eu fraude ? Toujours la même question. « Attention, confie un observateur international, la fraude n’a pas commencé le soir du vote. En avril, mai et juin derniers, lors de l’enrôlement des électeurs, il y a eu beaucoup de doublons, c’est-à-dire des personnes enrôlées deux fois. Peut-être 2 millions sur les quelque 32 millions de Congolais inscrits sur le fichier. Et comme le régime a toujours refusé un audit indépendant sur ce fichier… » Et notre observateur d’ajouter : « Si vous additionnez ces doublons au 1,3 million de bulletins de vote perdus et à toutes les fausses saisies de PV de bureaux de vote dans les centres de compilation, l’écart de voix officiel entre Kabila et Tshisekedi n’a plus de sens. »

La fraude n’a pas commencé le soir du vote.

Un observateur international

En fait, quand on regarde la carte, c’est essentiellement dans trois provinces du pays que Kabila creuse l’écart avec Tshisekedi : le Katanga (2,6 millions de voix d’avance), le Bandundu (1 million) et la Province-Orientale (1 million). Or le Katanga concentre toutes les graves anomalies constatées par les témoins et les observateurs : PV falsifiés, CLCR inaccessibles, etc. Quant au Bandundu, il donne des résultats tellement surprenants que beaucoup n’y croient pas. Autre province suspecte, le Nord-Kivu. Dans les territoires de Masisi et de Rutshuru, Kabila devance nettement Kamerhe, le candidat « régional », qui est arrivé officiellement troisième à l’échelle nationale avec 7,7 % des voix. Or, selon plusieurs témoins, les ex-rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) – aujourd’hui ralliés au régime – ont « aidé » les populations à voter.

Que faire ? Recompter, ce n’est pas possible. De l’aveu même de la Ceni, les 1 375 000 bulletins de vote perdus ne sont pas récupérables. Lors de la compilation des résultats, de nombreux sacs de PV ont été éventrés, égarés, voire confisqués par des agents des forces de l’ordre. Des journalistes l’ont vu de leurs propres yeux au centre de compilation de Kinshasa. « Les Casques bleus de la Monusco ont été beaucoup plus efficaces pour déployer le matériel de vote que pour sécuriser la collecte des PV », persifle un observateur. Arrivé officiellement quatrième avec 4,9 % des voix – et premier dans l’Équateur –, Léon Kengo wa Dondo ne voit plus qu’une solution : annuler et recommencer. Après tout, dans toute démocratie à peu près acceptable, une élection avec un tel taux d’incertitude ne pourrait qu’être invalidée. « Oui, ça coûte cher, dit le président du Sénat, mais on ne peut pas accepter n’importe quel résultat sous prétexte qu’on n’a pas les moyens de recommencer une élection. Surtout, la paix n’a pas de prix ».

 

RDC. Les arrestations postélectorales à des fins d’intimidation doivent cesser

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RDC. Les arrestations postélectorales à des fins d’intimidation doivent cesser logo-50ans

Les forces de sécurité de la République démocratique du Congo doivent mettre fin à une vague d’arrestations politiques, et en particulier aux arrestations arbitraires et illégales menées à la suite de l’élection présidentielle aux résultats contestés, a déclaré Amnesty International lundi 19 décembre.

Les forces de sécurité de la République démocratique du Congo doivent mettre fin à une vague d’arrestations politiques, et en particulier aux arrestations arbitraires et illégales menées à la suite de l’élection présidentielle aux résultats contestés, a déclaré Amnesty International lundi 19 décembre.

Des dizaines d’arrestations ont eu lieu dans le pays depuis l’élection du 28 novembre. Les personnes visées sont souvent des membres et des partisans de l’opposition politique.

« Les forces de sécurité congolaises semblent profiter du climat de tension et d’incertitude qui règne à la suite des récentes élections pour mener cette série d’arrestations politiques et procéder notamment à des arrestations arbitraires et illégales qui menacent d’étouffer la liberté d’expression et de réunion », a déclaré Paule Rigaud, directrice adjointe du programme Afrique d’Amnesty International.

« Ces arrestations doivent cesser. Les personnes interpellées doivent être libérées, à moins d’être rapidement inculpées d’une infraction reconnue par la loi et présentées devant un juge afin qu’elles puissent contester la légalité de leur détention dans le plein respect de leur droit à un procès équitable, qui inclut le droit de faire appel à un avocat. »

Les informations dont dispose Amnesty International suggèrent que cette pratique est utilisée comme une méthode d’intimidation et que parmi les victimes se trouvent des civils, des journalistes, des avocats et des responsables de l’opposition politique, mais aussi des agents des forces de sécurité.

Quatre journalistes travaillant pour une radio communautaire ont été arrêtés par des membres de l’Agence nationale de renseignements (ANR) le 14 décembre au petit matin à Kabambare, dans la province du Maniema, dans l’Est du pays. Ils étaient accusés d’être passés outre une décision officielle ordonnant la fermeture de leur station de radio. Trois d’entre eux ont été libérés dans l’après-midi. Le quatrième a été relâché le 15 décembre, également dans l’après-midi.

Le 13 décembre, à Bukavu, dans le Sud-Kivu, des agents de la Police nationale congolaise (PNC) auraient frappé et arrêté l’avocat Eustache Nsimba et l’auraient emmené dans un lieu inconnu. Il participait à une manifestation organisée par l’opposition. Le maire de Bukavu avait été informé à l’avance de ce défilé mais l’aurait interdit lors d’une déclaration à la radio. Eustache Nsimba a été relâché plus tard dans la journée.

Amnesty International a également appris que des agents des forces de sécurité avaient participé à l’arrestation arbitraire d’au moins deux membres de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UPDS) dans la province du Katanga. Ces deux personnes, qui appartiennent au principal parti d’opposition, sont toujours en détention. L’une d’elle est détenue au secret, dans le cachot de l’ANR.

Selon une ONG locale, depuis le début du mois de décembre, des membres des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) auraient aussi enlevé ou arrêté de manière arbitraire une dizaine de membres de l’armée et d’agents de la PNC ainsi que des civils à Kinshasa. Toutes les personnes arrêtées auraient été prises pour cible parce qu’elles sont originaires des provinces de l’Équateur, du Kasaï-Occidental et du Kasaï-Oriental, fiefs de l’opposition.

On ignore où se trouvent certaines personnes. D’autres sont en détention au secret dans des camps militaires de Kinshasa, notamment au camp Kokolo, ou dans d’autres lieux situés hors de portée des autorités judiciaires, comme le camp Tshatshi ou l’immeuble du Groupe Litho Moboti (GLM).

Amnesty International prie vivement les autorités congolaises de fournir des informations sur ce qu’il est advenu des personnes arrêtées, et de les libérer si elles ne sont pas rapidement inculpées d’une infraction reconnue par la loi et autorisées à contester la légalité de leur maintien en détention ainsi qu’à consulter un avocat et à voir leur famille.

L’organisation demande également aux autorités congolaises de veiller à ce qu’une enquête minutieuse, indépendante et impartiale soit menée sur les violations présumées des droits humains, en particulier les homicides illégaux de manifestants, perpétrées par les forces de sécurité de RDC et d’autres acteurs immédiatement après les élections.

« Selon de nombreuses informations, des violations des droits humains ont entaché la préparation des élections congolaises et se poursuivent ; des restrictions sont imposées en matière de liberté d’expression et de réunion, et les forces de sécurité intimident les sympathisants de l’opposition et les défenseurs des droits humains », a déclaré Paule Rigaud.

« Tous les responsables présumés de ces violations doivent faire l’objet d’une enquête et être rapidement déférés à la justice. L’impunité ne ferait qu’engendrer de nouvelles violences et atteintes aux droits humains. »

PRE01/634/2011
19 décembre 2011

RDC : un grand isolement diplomatique pour l’investiture de Joseph Kabila

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Prestation de serment de Joseph Kabila. Un seul chef d'Etat étranger était présent, Robert Mugabe, lui aussi boudé par la communauté internationale en raison d'élections également controversées dans son pays, le 20 décembre 2011.

Prestation de serment de Joseph Kabila. Un seul chef d’Etat étranger était présent, Robert Mugabe, lui aussi boudé par la communauté internationale en raison d’élections également controversées dans son pays, le 20 décembre 2011.

AFP/GWENN DUBOURTHOUMIEU
Par RFI

Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a prêté serment ce mardi 20 décembre à Kinshasa après sa réélection pour un second quinquennat, contestée par son principal opposant, Etienne Tshisekedi. La fête était bien organisée et l’assistance enthousiaste, mais les chefs d’Etat africains et occidentaux ont brillé par leur absence. Seul le Zimbabwéen Robert Mugabe avait fait le déplacement.

 

Ils étaient invités mais ils ne sont pas venus. La douzaine de chefs d’Etat africains attendus à Kinshasa étaient en fin de compte représentés par leur Premier ministre pour le Gabon, le Rwanda et la Tanzanie, par le président de l’Assemblée nationale pour la Centrafrique ou des ministres pour le Congo-Brazzaville, l’Afrique du Sud, l’Angola, le Burundi et le Tchad. Notre correspondant à Kinshasa rapporte que l’Ouganda n’avait lui envoyé aucune délégation.

Le seul chef d’Etat présent, Robert Mugabe pour le Zimbabwe, assis à la droite de Joseph Kabila, est, lui aussi, un habitué des cérémonies boudées par la communauté internationale en raison précisément d’élections controversées dans son pays.

Le président Kabila a prononcé un discours programme autour de son thème de prédilection pendant la campagne électorale, faire de la RDC un pays émergent. Il a fustigé les « appels à la violence » de certains mais sans jamais nommer son rival Etienne Tshisekedi. 

 

Joseph Kabila : «Au service la patrie, il n’y a moins de camp politique. Seule compte la compétence, le patriotisme et la bonne volonté»

En me renouvelant votre confiance, vous avez donc opté pour la continuité de l’oeuvre grandiose commence à mon initiative et réalisée de concert avec vous. Soyez-en remerciés de tout coeur. Président de tous les Congolais, je reste fidèle à mon ouverture d’esprit traditionnelle. Je travaillerai donc avec tous les compatriotes qui ont la passion du Congo et qui veulent sincèrement oeuvrer à sa modernisation…

 

21/12/2011 par Bruno Minas

La cérémonie, à laquelle assistaient également quelques ambassadeurs de pays 
occidentaux, s’est déroulée sur l’esplanade de la Cité de l’Union africaine, devant plusieurs milliers de gens. A la suite de l’investiture, les invités ont été conviés à un déjeuner au palais de la Nation. La fête a été belle, bien organisée, l’assistance nombreuse et enthousiaste, le discours, le défilé réussi. Il n’y a pas eu de fausse note selon notre correspondant.

Dans la capitale, toujours sous haute surveillance des forces de l’ordre après des violences lors de l’annonce des résultats provisoires le 9 décembre, une dizaine de chars de la Garde républicaine étaient déployés, dont quatre devant le stade des Martyrs.

Là même où Etienne Tshisekedi entend prêter serment « devant le peuple » vendredi prochain, depuis qu’il s’est autoproclamé « président élu » . Le leader de l’UDPS a catégoriquement rejeté les résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre qui l’ont crédité de 32,33% des suffrages et attribué la victoire à Joseph Kabila avec 48,95%.

Ce mardi matin à Kinshasa, c’est Joseph Kabila, âgé de 40 ans, qui a prêté serment devant la Cour suprême de justice (CSJ) en jurant devant Dieu et la nation « de sauvegarder l’unité nationale, de ne (se) laisser guider que par l’intérêt général et le respect des droits de la personne humaine ».

RDC : Les Etats-Unis « profondément déçus » par la validation de la victoire de Kabila

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Par VOA | Washington, DC

Hillary Clinton (archives)

Photo: AP
Hillary Clinton (archives)

Les Etats-Unis sont « profondément déçus » de la validation des résultats provisoires par la Cour suprême de justice de la République démocratique du Congo (RDC) de la réélection du président Joseph Kabila, sans évaluation complète des informations faisant état d’irrégularités.

Nous pensons que la gestion et l’exécution technique de ces élections laissaient à désirer, manquaient de transparence et n’étaient pas à la hauteur des progrès enregistrés dans de récentes élections africaines. Toutefois, il n’est toujours pas clair que les irrégularités en question étaient suffisantes pour changer les résultats de l’élection, a commenté mardi la secrétaire d’Etat Hillary Clinton.

Nous pensons qu’un examen du processus électoral par les autorités congolaises et des experts extérieurs pourrait aider davantage à faire la lumière sur la cause des irrégularités, identifier les moyens d’avoir des résultats plus crédibles, et offrir des enseignements non seulement pour les résultats des élections actuelles mais aussi pour ceux des futures élections.

 

Joseph Kabila (archives)

Reuters

Joseph Kabila (archives)

 Nous exhortons  tous les dirigeants politiques congolais et leurs partisans à agir de façon responsable, à renoncer à la violence et à résoudre par le dialogue constructif et pacifique tout désaccord entre eux.

Nous avons demandé aux autorités congolaises d’ouvrir des enquêtes, et d’empêcher toute violation des droits humains en rapport avec les élections, et nous exhortons les forces de sécurité à faire preuve de retenue dans leurs efforts de maintien de l’ordre. Les Etats-Unis continuent d’offrir leur assistance au peuple congolais, et le soutiennent dans sa recherche d’une paix et d’une démocratie plus grandes dans son pays et dans toute la région. »

VIDEO DU LIEU OU SE TROUVE UNE FOSSE COMMUNE A KIMWENZA -KINSHASA/RDC 20 décembre, 2011

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AVEC BCP DE RISQUES, CAR LE LIEU EST SURVEILLE, NOUS AVONS IDENTIFIE LE LIEU OU LES HABITANTS DE KIMWENZA ONT SIGNALE LA PRESENCE D UNE FOSSE COMMUNE. EN AUDIO, LE TEMOIGNACE D UN TEMOIN OCULAIRE. LES CORPS SONT ENTERRES DANS DES SACS ET LE LIEU A ETE PAR LA SUITE COUVERT AVEC DU SABLE. LES CORPS ON ETE ENTERRES DANS CET ENDROIT LA NUIT ENTRE LE 3 ET LE 4 DECEMBRE. UN CAMION MILITAIRE DE MARQUE CHINOISE A EFFECTUE LA DECHARGE DE CES CORPS SELON LES TEMOINS. LA NUIT DE L ENTERREMENT UN FORT ODEUR DE PUTREFATION AVAIT ATTIRE L ATTENTION DES HABITANTS. L EQUIPE DES HOMMES EN UNIFORME SONT RESTE SUR PLACE PLUSIEURS HEURES POUR CREUSER UNE FOSSE ET Y DECHARGER LES CORPS ENVELOPPES DANS DES SACS.

VERS LE DEDOUBLEMENT INSTITUTIONNEL ? E. Tshisekedi annonce sa prestation de serment ce vendredi au stade des Martyrs 19 décembre, 2011

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VERS LE DEDOUBLEMENT INSTITUTIONNEL ? E. Tshisekedi annonce sa prestation de serment ce vendredi au stade des Martyrs Tshisekedi-Goma05

Le président national de l’Union pour la Démocratie et lé Progrès Social (U.D.P.S.), Etienne Tshisekedi wa Mulumba a déclaré qu’il se considérait à partir d’hier dimanche 18 novembre 2011, comme le seul Président de la RDC élu lors de l’élection présidentielle du 28 novembre dernier. C’est à ce titre qu’il s’adressait à ses compatriotes qui l’ont élu, a-t-il encore précisé, à une écrasante majorité. A cette occasion, il a tenu à les remercier de cette marque d’estime qu’ils ont pour lui depuis le début de son combat pour le démocratie et a promis qu la Rd Congo, sous son mandat, sera un Etat de droit, un pays de paix tourné vers le développement et l’épanouissement de son peuple. Il a tenu ces propos hier dimanche, lors d’un point de presse qu’il a organisé en sa résidence privée, dans la commune de Limeté. Plusieurs cadres et combattants de l’Udps ont assisté à cette rencontre en compagnie de plusieurs représentants des autres partis alliés de l’opposition.

Justifiant sa position du moment, le Sphinx de Limeté qui était désigné dès le début de l’actuel processus électoral par plus de quatre-vingt partis politiques de l’opposition comme leur candidat commun et unique à l’élection présidentielle a rappelé les déboires et la fin de non recevoir des revendications formulées à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) par son parti et l’opposition tout entière pour obtenir des élections transparentes, crédibles, démocratiques et apaisées. La CENI, appuyée par le gouvernement, a banalisé ces revendications, prétextant qu’elles étaient non fondées. Mais, le Président national de I’Udps a regretté qu’en lieu et place des résultats crédibles sortis des urnes, le Bureau de la CENI et son « Pasteur président» ont livré à l’opinion tant nationale et qu’internationale des résultats provisoires totalement en contradiction avec la vérité des urnes.

Obligation de non-violence et de la paix pour attirer les investisseurs 

Les résultats de la CENI proclamant le président sortant comme vainqueur ont été, selon le président national de l’Udp, qualifiées par tous les observateurs comme faux et contraires à la vérité des urnes. Il a affirmé qu’avec ces élections, tout le Peuple aspirait à un vrai changement politique. Pour lui, cela a été constaté, à travers tout un pays, par la ferveur et l’enthousiasme avec lesquels le peuple congolais a participé à ces élections, en espérant un véritable changement. Mais, à l’analyse des résultats fournis par la CENI, il a demandé à chacun de tirer des leçons qui s’imposent. Quant à lui, il a annoncé qu’il va prêter son serment de début mandat devant le peuple réuni au Stade de Martyrs, le vendredi 23 décembre prochain. Pendant son entretien avec la presse, Etienne Tshisekedi est revenu plusieurs fois sur la non-violence de son action sur la nécessité de sauvegarder la paix pour attirer les investisseurs et développer le pays qui sera désormais un Etat de droit où chacun verra ses droits défendus et protégés. Il a demandé à tous ses partisans de demeurer sereins en toute circonstance, car la vérité triomphe toujours et celui qui a raison n’a pas besoin de s’agiter.

Toutefois, a-t-il encore ajouté, s’il y a des gens qui souhaitent manifester leurs sentiments de joie ou de peine, qu’ils le fassent dans la non-violence et dans le respect des biens d’autrui ou des biens publics ; car, a-t-il rappelé, la Constitution donne droit à chaque Congolais de manifester pacifiquement, c’est-à-dire, dans la non-violence. Enfin, il a confirmé qu’avec son élection à la magistrature suprême, les relations avec la Communauté internationale seront améliorées parce que, après cinquante ans, c’est la première fois que le RDC aura un régime démocratique et qu’à ce titre, les Pays amis et la Communauté internationale se doivent de l’appuyer davantage.

                                                                                                                 RSK

Exclusif. Des « mamans de l’opposition » campent devant l’ambassade des USA à Kinshasa

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Exclusif. Des « mamans de l’opposition » campent devant l’ambassade des USA à Kinshasa
Une centaine de femmes se disant « maman de l’opposition congolaise » campent depuis ce matin devant l’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa pour réclamer disent-elles « la vérité des urnes » auprès de l’Ambassadeur Américain en République Démocratique du Congo.
Dans un mémo adressé à l’Ambassadeur Américain en République Démocratique du Congo, James f. Entwistle, ces femmes dénoncent ce qu’elles appellent un « hold-up électoral » perpétré selon elles par le Président sortant, Joseph Kabila Kabange à l’élection présidentielle du 28 novembre dernier.

 

Elles affirment également que « c’est Etienne Tshisekedi (UDPS) qui est le président élut » et demande au gouvernement américain de faire « pression » sur les autorités congolaises pour qu’elles quittent le pouvoir.

 

Pour l’heure, elles n’ont pas encore été reçue par l’Ambassadeur qui attend les recevoir.

 

En images

 

 

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Tshisekedi se considère président et veut prêter serment 18 décembre, 2011

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Tshisekedi se considère président et veut prêter serment media_xl_4526237

© afp

L’opposant congolais Etienne Tshisekedi, battu à la présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) par le sortant Joseph Kabila, selon les résultats officiels qu’il conteste, se considère toujours le « président élu » de la RDC et veut prêter serment vendredi, a-t-il déclaré dimanche.
 
« Je vais prêter serment vendredi prochain devant le peuple réuni au stade des martyrs » à Kinshasa, a déclaré l’opposant en répétant qu’il se considérait toujours « président élu » de la RDC.
 
Depuis son domicile à Kinshasa, M. Tshisekedi a d’abord fait une « déclaration au peuple congolais » avant de répondre à la presse. (belga)

 
 
18/12/11 17h10
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